.Bienvenue.

Mes rêves m’emmènent vers un avenir que j’aime,
Mais me portent ils vers un réel ?
 
Mes rêves flottent dans l’imaginaire,
Dois-je pour autant me taire ?




Mercredi 4 juin 2008





Un de mes sacs est bien trop lourd,
Il me fatigue, me blesse et me rend sourd,
La vie vient d’y mettre tout à tour,
Ennuis et soucis qui hurlent et courent.

J’ai mes deux sacs comme vous,
L’un qui est sombre et souvent flou,
L’autre est frais, joyeux rieur et fou,
J’ai mes deux sacs sans un trou.

Le noir reçoit douleurs et clous,
Il aime tonnerre, horreur et loups,
Le blanc s’empare de chaque remous,
Ceux qui font battre nos cœurs tout mous.

Un de mes sacs est bien trop plein,
Il me griffe, comme dent de requin,
L’existence vient d’y glisser sa main,
Déposant ainsi dards et douloureux venin.

Cette lourdeur créer un pénible déséquilibre,
Il est rempli de ces ronces qui rendent fébrile,
Ces lames, ces pics et ces rires me criblent,
De la fatalité je suis maintenant la cible.

Le temps calme, doux et ensoleillé,
N’aura décidément pas vraiment durée,
La joie est désormais sèche et abîmer,
Désert brutal il va falloir affronter.

Un de mes sacs se traîne à terre,
Je m’agenouille, je ne sais quoi faire,
Mais j’ai force qui comme moi espère,
Je resterais toujours droit et fiers.



                                                    Grain de poussière

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