.Bienvenue.

Mes rêves m’emmènent vers un avenir que j’aime,
Mais me portent ils vers un réel ?
 
Mes rêves flottent dans l’imaginaire,
Dois-je pour autant me taire ?




Vendredi 4 juillet 2008





Bouclier de larmes, de haine et de colère,
Son corps est solide comme la misère,
Comme la peine qui est glacial il est fier,
La rage de l’horreur nourrissante comme prière.

Bouclier forgé dans la trahison,
Frappé du dévouement, de l’abandon,
Il s’honore de n’avoir patrie et blason,
Il vient des flammes de la déraison.

Bouclier dressait par un cœur blessé,
Gardien voulant cacher et protéger,
De la douleur il vint pour abriter,
Tel une ombre il couvrit l’agenouillé.

Bouclier levé avec grande force et rage,
Tenu puissamment il effraye les sages,
Nul ne le traverse, solide face au carnage,
Nul ne le dépasse, il créer étroite cage.

Bouclier que les années n’atteignent,
Qui s’en approche pleure et saigne,
Le temps et les saisons le craignent,
Il ne remue ni ne frémit, il règne.

Bouclier grandissant comme piquante ronce,
Il couvre le ciel et dans la terre s’enfonce,
Pourrait-il être baissé, écarté, effacé,
Bouclier voudrait il abandonner ?

Bouclier étouffe celui qui le forgea,
Il assombri son âme, vil scélérat,
Il est aussi aveugle qu’il est ingrat,
Dur comme la roche, jamais il ne partira.

Bouclier est maintenant muraille,
Haute forteresse sans la moindre faille,
Enfermant l’amant sur lit de paille,
Le condamnant a une solitude qui ne trésaille.

Bouclier est désormais le maître ici,
Le forgeron qui dans le passé souffrit,
Aujourd’hui pleure et déteste cet ennemi,
Car il ne peut voir ni toucher la vie.

Bouclier que l’existence me forme
N’est qu’un mur aux barbelés griffants,
Sa moite rudesse égoïste est énorme,
Derrière lui le cœur n’est plus vaillant.



                                                     Grain de poussière

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